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	<title>Dessein.org</title>
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	<description>Petite encyclopédie du savoir tribal sur la concrétisation des idées</description>
	<lastBuildDate>Thu, 12 May 2011 11:47:10 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Kindle / iPad analyse croisée &#8211; part 2/2</title>
		<link>http://www.dessein.org/kindle-ipad-analyse-croisee-part-22/</link>
		<comments>http://www.dessein.org/kindle-ipad-analyse-croisee-part-22/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 30 Apr 2011 15:06:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Amazon]]></category>
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		<category><![CDATA[design]]></category>
		<category><![CDATA[ePaper]]></category>
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		<category><![CDATA[iPhone]]></category>
		<category><![CDATA[Kindle]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Dans la première partie, on a vu comment l&#8217;iPad est le fruit de l&#8217;évolution de l&#8217;expérience d&#8217;Apple dans les produits mobiles, de l&#8217;évolution du marché et de l&#8217;observation des pratiques utilisateurs. Le Kindle est, lui, un tout nouveau produit pour Amazon. Il n&#8217;a pas d&#8217;ascendance, n&#8217;est pas basé sur expérience établie. Amazon est nouveau dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-244" title="ipadkindle" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/ipadkindle.jpg" alt="" width="640" height="400" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans <a title="Kindle / iPad analyse croisée – part 1/2" href="http://www.dessein.org/kindle-ipad-analyse-croisee-part-12/">la première partie</a>, on a vu comment l&#8217;iPad est le fruit de l&#8217;évolution de l&#8217;expérience d&#8217;Apple dans les produits mobiles, de l&#8217;évolution du marché et de l&#8217;observation des pratiques utilisateurs.</p>
<p>Le Kindle est, lui, un tout nouveau produit pour Amazon. Il n&#8217;a pas d&#8217;ascendance, n&#8217;est pas basé sur expérience établie. Amazon est nouveau dans le domaine de l&#8217;appareil mobile, et est libre de tout apriori.</p>
<p>Et le résultat est fondamentalement différent de l&#8217;iPad; Le Kindle affiche une sobriété provocante; Écran gris foncé sur gris clair, robe blanche, une interface spartiate, aucune animation. L&#8217;objet semble inanimé, les gens le prennent souvent pour une maquette. Il dégage l&#8217;étrangeté de l&#8217;objet nouveau et âgé en même temps, dont on n&#8217;appréhende pas directement ses règles ni son fonctionnement. Il rappelle des choses connues, mais est suffisamment différent pour créer un doute (une bonne illustration de l&#8217;idée de &#8220;<a title="Vallée Dérangeante" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vall%C3%A9e_d%C3%A9rangeante">vallée dérangeante</a>&#8220;).</p>
<p>Alors le Kindle, il vient d&#8217;où ?</p>
<p><span id="more-234"></span></p>
<h2>Amazon, enfant du web</h2>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amazon.com">Amazon</a> fondé en 1994, devient rapidement le numéro un de la vente de livre en ligne. Ils se diversifient ensuite dans les films et la musique. Pionniers de la vente sur Internet, ils ont su tirer le meilleur parti des avantages de la vente en ligne: Le site est disponibile en permanence et internationalement, et il dispose d&#8217;un catalogue virtuellement illimité (faisant fi d&#8217;une bonne part des problèmes d&#8217;approvisionnement et de stockage).</p>
<p>Ils en ont même fait leur logo (une flèche y relie le A au Z de Amazon, parce qu&#8217;ils ont tout, de A a Z).</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-302" title="03C003C003729664-photo-le-logo-de-amazon-com" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/03C003C003729664-photo-le-logo-de-amazon-com-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></p>
<p>Ils ont su contourner les défauts de la vente en ligne  (délai entre achat et livraison, paiement sécurisé) en mettant en place un système de livraison ultra efficace et de paiement simplifié (ah, le one click buy&#8230;). Ils utilisent des technologies ouvertes et des standards dans un maximum de cas (html, php, java, css), ce qui leur assure une compatibilité multi-plateforme, Windows, Linux, Mac, mobile etc&#8230; Vous avez Internet ? Vous avez Amazon.</p>
<p>Les technologies évoluent; les débits augmentent, l&#8217;internet devient mobile. Les formats numériques se généralisent avec le mp3 pour le son, puis le divx pour le film. Cela concurrence une partie des activités d&#8217;Amazon (vente de CD et DVD), et Amazon prend doucement le pli avec des offres de film en streaming et de musique en téléchargement. Ils pensent voir le phénomène numérique s&#8217;étendre au livre, et décident de prendre le taureau par les cornes, c&#8217;est le début de Kindle.</p>
<p>À cette époque, Apple dispose déjà d&#8217;un éco-système autour de l&#8217;iTunes Store, l&#8217;iPod est en plein boum, et cela influence certainement Amazon. Mais là où Apple est avant tout un constructeur (d&#8217;appareils et de logiciel) très centré sur son éco-système privé, Amazon est avant tout un vendeur, agnostique et ouvert aux opportunités extérieures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>le &#8220;store&#8221;</h2>
<p><a href="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/cb9d2ccc-00fd-4894-8c67-57e4c5be134eiphone-photo.jpg" rel="lightbox[234]"><img class="alignleft size-medium wp-image-303" title="cb9d2ccc-00fd-4894-8c67-57e4c5be134eiphone-photo" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/cb9d2ccc-00fd-4894-8c67-57e4c5be134eiphone-photo-225x300.jpg" alt="Kindle Store sur iPad" width="225" height="300" /></a></p>
<p>Amazon suit donc l&#8217;ADN de sa marque en adoptant une certaine ouverture; Avant d&#8217;être un objet, Kindle est un <a href="http://www.amazon.com/Kindle-eBooks/b/ref=sv_kinh_1?ie=UTF8&amp;node=1286228011">service de vente de livre numérique</a> (format eBook). Le service est un &#8220;store&#8221;, à l&#8217;instar de l&#8217;iTune Store. Il est accessible à un maximum de plateformes possibles; Il a sa version iPad (ci-contre), iPhone, Windows Phone, Androïd etc&#8230;</p>
<p>À l&#8217;époque évidemment, il existe peu d&#8217;appareil susceptible d&#8217;apporter une expérience correcte de lecture; l&#8217;iPhone est sorti quelques mois avant, mais ne propose une expérience de lecture idéal.</p>
<p>Si l&#8217;objectif majeur est donc de construire un catalogue étendu et un savoir-faire autour des livres numériques. L&#8217;ambition derrière le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amazon_Kindle">Kindle eReader</a> (la tablette donc) est de concevoir <strong>LE périphérique dédié à la lecture</strong>, capable d&#8217;assurer la meilleure expérience de lecture possible, égale ou supérieure au papier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 20px; font-weight: bold;">And here goes the Kindle</span></p>
<h3>Les débuts du Kindle</h3>
<p>L&#8217;appareil est conçu chez <a href="http://www.lab126.com/">Lab126</a>, une filiale du groupe créée pour l&#8217;occasion. Elle est dirigée par un ingénieur hardware (Gregg Zehr) qui a bien roulé sa bosse puisqu&#8217;il a bossé chez Palm et Apple, deux spécialistes dans la création de systèmes mobiles.</p>
<p>On est maintenant en Novembre 2007, Amazon sort une petite tablette au prix de 399$. À l&#8217;époque pas de tablette en vue, l&#8217;iPhone seul se taille la part du lion dans le paysage du téléphone mobile. Le Kindle passe relativement inaperçu du grand publique. Son prix est considéré comme très élevé et les gens ont du mal à en comprendre l&#8217;intérêt comme en témoigne la vidéo où Jeff Bezos (CEO d&#8217;Amazon; s&#8217;il est également vêtu de noir, il n&#8217;a pas la même aisance que le père Steve devant les cameras) se fait littéralement avaler par Jon Stewart à l&#8217;occasion de la sortie du Kindle 2.</p>
<p><object style="display: block;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="360" height="301" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="bgcolor" value="#000000" /><param name="flashvars" value="autoPlay=false" /><param name="src" value="http://media.mtvnservices.com/mgid:cms:item:comedycentral.com:218392" /><param name="wmode" value="window" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed style="display: block;" type="application/x-shockwave-flash" width="360" height="301" src="http://media.mtvnservices.com/mgid:cms:item:comedycentral.com:218392" bgcolor="#000000" flashvars="autoPlay=false" wmode="window" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>L&#8217;objet a un look terne et figé, fin et discret, un écran noir et blanc, une interface minimaliste, loin du sex appeal de l&#8217;iPhone; On ne dirait pas qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un beau bébé plein d&#8217;une technologie prometteuse.</p>
<p>Et pourtant, tenant sa ligne d&#8217;appareil &#8220;idéal pour la lecture&#8221;, Amazon a fait le choix pour son écran du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Electronic_paper">ePaper</a>, une techno toute neuve qui se cherchait une voie hors des labos. Kindle est l&#8217;un des premiers produits industriels à en utiliser les avantages (avec les reader de Sony et de quelques autres marques): Très faible consommation électrique, une définition élevée (entre 150 et 300dpi), absence de rétro éclairage (ce qui garantit une lecture confortable en extérieur comme en intérieur), un écran très fin (moins d&#8217;un mm).</p>
<p>L&#8217;ensemble est très fin solide et transportable, d&#8217;un confort visuel excellent et proche de la lecture sur papier, d&#8217;une longévité en batterie énorme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Comprendre le Kindle, c&#8217;est comprendre l&#8217;ePaper</h3>
<p>Nos écrans classiques émettent leur propre lumière, ils sont donc très visibles dans le noir mais difficiles à lire en environnement très lumineux. Les écrans &#8220;ePaper&#8221; sont dit passif, comme du papier, ils n&#8217;émettent de lumière. Ils reçoivent la lumière ambiante et la renvoie. Dans le noir ils ne sont donc pas visibles, mais en pleine lumière ils apparaissent normalement. Cela implique qu&#8217;ils consomment moins d&#8217;énergie.</p>
<p>Par ailleurs, ils sont &#8220;stables&#8221;. Ils ne consomment d&#8217;énergie qu&#8217;au changement de l&#8217;affichage, là ou les écrans classiques en consomment en permanance. Si l&#8217;on coupe l&#8217;alimentation en énergie d&#8217;un ePaper, ce qui est affiché reste affiché. Cela implique de grosses économies d&#8217;énergie (dans le cas de la lecture, on ne consomme qu&#8217;au changement de page), et une image stable visuellement (contrairement aux écrans classiques, elle ne clignote pas).</p>
<p>Si l&#8217;écran s&#8217;avère parfait pour la lecture (j&#8217;en est eu un quelque temps, c&#8217;est incomparablement meilleur que n&#8217;importe quel autre appareil), il est quasiment inutilisable pour tout autre usage, principalement à cause d&#8217;une fréquence de rafraichissement très faible (il faut une demi seconde pour changer l&#8217;affichage de l&#8217;écran) et de l&#8217;absence de couleur. La vitesse d&#8217;affichage empêche toute animation à l&#8217;écran et impose un timing lent dans les actions.</p>
<p>Ici une vidéo du Kindle version 2; ils ont choisi un joli look rétro façon Windows 3.11 pour les fenêtres:</p>
<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/3cktgAwu3AE?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/3cktgAwu3AE?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>De ses limitations découlent tout le fonctionnement du produit; La tablette est limitée aux fonctions de base: lecture, prise de note ( et lecture mp3, mais l&#8217;objet est tellement inadapté à cette fonction qu&#8217;elle en devient anecdotique). L&#8217;interface est donc simple et cadrée, pas d&#8217;application tierse. L&#8217;objet n&#8217;a pas les moyens de concurrencer l&#8217;iPhone ou le future iPad sur le terrain de la vidéo, du web, des jeux ou de l&#8217;application, sa philosophie est plus proche de celle d&#8217;un iPod, un appareil simple et dédié à sa fonction.</p>
<h3>Aujourd&#8217;hui</h3>
<p>Difficile de savoir combien d&#8217;exemplaires de la version 1 ont été vendus. À priori pas beaucoup mais suffisamment pour qu&#8217;Amazon se trouve en rupture de stock et poursuive dans cette voie, malgré les sceptiques.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-245 alignright" title="Kindle3" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/Kindle31-262x300.jpg" alt="" width="262" height="300" />Une version 2 sort en 2009, vendue 299$ puis 259$. La version 3 sort en 2010 autour de 139$, et 189$ pour la version 3G qui offre une connexion world wide, gratuite et permanante au Kindle Store et aux journaux. C&#8217;est la meilleur vente &#8220;ever&#8221; chez Amazon, le produit commence vraiment à atteindre le grand public.</p>
<p>On peut maintenant rechercher et acheter un livre en ligne, s&#8217;abonner à un journal, un magazine ou un blog. Et depuis peu (Kindle 3), surfer sur le net via le navigateur maison. Amazon a récemment mis a disposition son kit de développement Kindle (<a href="http://www.crunchgear.com/2010/08/04/the-first-kindle-kdk-based-programs-trickle-out/">le KDK</a>), laissant enfin, après plus de trois ans d&#8217;existence, la liberté au développeur de proposer des applications pour sa plateforme.</p>
<p>Le prix de la technologie a donc beaucoup chuté, aujourd&#8217;hui a 140$ l&#8217;objet est très accessible. Si l&#8217;on en voit peu en Europe, il est courant aux USA. Robuste et bon marché, les gens n&#8217;hésitent pas à l&#8217;utiliser dans les transports et à le tasser dans leur sac, là ou l&#8217;iPad reste caché au fond d&#8217;une sacoche rembourrée. Le produit est maintenant un succès. Amazon a une bonne longueur d&#8217;avance sur ses concurrents direct (Barnes &amp; Nobel aux US, la Fnac chez nous qui se proposent depuis quelques mois avec des appareils similaires, et qui annoncent des <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/61143-barnes-noble-ebooks-ipad-sauveur-magazines.htm">chiffres intéressants</a>.)</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Vers un croisement évolutif ?</h2>
<p>Mis côte à côte, l&#8217;iPad et le Kindle n&#8217;ont pas grand chose en commun. L&#8217;un affiche derrière une robe en aluminium une interface riche de couleurs, d&#8217;animations, un foisonnement d&#8217;applications, des usages variés, l&#8217;autre présente une sobriété spartiate une efficacité dédiée à un seul usage. La différence est principalement liée à l&#8217;écran.</p>
<p>Cependant, le ePaper continue également d&#8217;évoluer; Il en éxiste d&#8217;ores et déjà des versions couleurs :</p>
<p><object width="500" height="306"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/fLM-UlDU0lc?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/fLM-UlDU0lc?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="306" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Les taux de rafraichissement montent doucement; Récemment quelqu&#8217;un à même créé une version jouable de doom sur un écran de ce type:</p>
<p><object width="500" height="306"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/QOPZrVsCEHg?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/QOPZrVsCEHg?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="306" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Certains écrans &#8220;hybrides&#8221;proposent même certains avantages combinés des écrans classiques (iPad) et des écrans passifs (Kindle) comme ceux qui équipent l&#8217;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/OLPC_XO-1">OLPC</a> (ici ceux de <a href="http://www.pixelqi.com/products">pixelQ</a> et de Qualcomm):</p>
<p><object width="500" height="306"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/R7ZErQ5Kl6w?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/R7ZErQ5Kl6w?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="306" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><object width="500" height="306"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ZDpJnYWGtXg?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/ZDpJnYWGtXg?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="306" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Il est difficile de prévoir quelles sont les limites de la technologie. À une époque, les recherches sur la technologie LCD (qui avait été mise au point pour les calculettes et les montres digitales), ont failli être abandonnées faute de débouchés. C&#8217;est la sortie des premiers jeux électroniques portables (les &#8220;<a title="Gunpei Yokoï et la pensée latérale des technologies désuètes" href="http://www.dessein.org/gunpei-yokoi-et-la-pensee-laterale-des-technologies-desuetes/">game &amp; watch</a>&#8221; de Nintendo) qui fournirent d&#8217;un coup les débouchés nécessaires et poussèrent la technologie dans de nouvelles directions avec le Gameboy. Personne n&#8217;imaginait à l&#8217;époque atteindre un jour la définition, le rendu des couleurs, le contraste ou la vitesse d&#8217;affichage qui sont celle des écrans LCD d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<h3>Un iKindle et un paperPad ?</h3>
<p>Si les écrans type ePaper évoluent pour atteindre un bon rendu des couleurs une vitesse d&#8217;affichage élevée et un meilleur contraste, les limitations d&#8217;usage actuelles disparaitront. Dans un tel cas, Amazon aura tout intérêt à faire évoluer son Kindle vers un objet aux fonctions multiples proche de l&#8217;iPad et ainsi vendre (à l&#8217;instar d&#8217;iTunes) les films, la musique et les BDs qu&#8217;ils ont déjà dans leurs catalogues, et l&#8217;appareil pourrait évoluer vers un usage proche de celui de l&#8217;iPad.</p>
<p>Apple pourrait également doter son iPad (ou iPhone) d&#8217;un écran ePaper et profiter du confort de lecture, des économies d&#8217;énergies, de la définition élevée et du rendu en extérieur de ce type d&#8217;écrans.</p>
<h3>Ombre et lumière</h3>
<p>Finalement, le choix se fera sur ce qui sépare fondamentalement les deux types d&#8217;écrans, une image &#8220;lumineuse&#8221; contre une image &#8220;illuminée&#8221;. Jusqu&#8217;au ePaper,  le monde n&#8217;avait connu d&#8217;image animée que lumineuse (projetée ou rétro éclairée), des lanternes magiques aux derniers écrans OLED en passant par le cathodique, le Plasma et le LCD. Avant cela, le monde n&#8217;avait connu de représentations que figées (peinture, papier, tablette, photo etc&#8230;), et dépendant d&#8217;une illumination. Pour plus de commodité, parlons d&#8217;écrans &#8220;actifs&#8221; pour les écrans classiques, et d&#8217;écrans &#8220;passifs&#8221; pour les écrans type ePaper.</p>
<p>Pour imaginer le rendu qu&#8217;aurait un écran &#8220;passif&#8221; animé il faut visualiser une photo en tirage papier qui serait animée. C&#8217;est presque difficile à imaginer et je n&#8217;arrive pas à décider si ce serait séduisant ou dérangeant !</p>
<p>Nous faisons donc profondément une association entre des medium et des types d&#8217;écrans; film / écran actif, lecture / passif,  jeux / actif, peinture / passif etc&#8230;<br />
En bref, l&#8217;iPad pour le film, le Kindle pour la lecture. Il serai intéressant d&#8217;analyser si cette association est purement culturelle ou si elle repose sur des caractéristiques biologiques. La réponse d&#8217;ici quelques années peut être !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mise à jour: </strong>un slideshow très intéressant sur l&#8217;histoire et la stratégie d&#8217;Amazon. Il est fait mention du Kindle store et d&#8217;une v4 du Kindle reader (il aurait un écran couleur). <a href="http://www.slideshare.net/faberNovel/amazoncom-the-hidden-empire">C&#8217;est ici</a> !</p>
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		<title>Kindle / iPad analyse croisée &#8211; part 1/2</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Apr 2011 16:15:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques semaines, le Financial Times décernait le titre de PDG de l&#8217;année à Steve Jobs, en grande partie pour l&#8217;iPad, et Amazon annonçait que le Kindle 3 devenait  sa meilleure vente de tous les temps. 2010 est donc le sacre de la &#8220;tablette&#8221;, plus de 30 ans après les premiers prototypes du genre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-244" title="ipadkindle" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/ipadkindle.jpg" alt="" width="640" height="400" /></p>
<p>Il y a quelques semaines, le Financial Times décernait le<a href="http://www.clubic.com/univers-mac/apple/actualite-387510-steve-jobs-personnalite-financial-times.html"> titre de PDG de l&#8217;année</a> à Steve Jobs, en grande partie pour l&#8217;iPad, et Amazon annonçait que le Kindle 3 devenait  <a href="http://techcrunch.com/2010/12/27/kindle-3-beats-harry-potter-book-as-bestselling-product-in-amazons-history/">sa meilleure vente</a> de tous les temps.</p>
<p>2010 est donc le sacre de la &#8220;tablette&#8221;, plus de 30 ans après les premiers prototypes du genre et après les nombreux échecs commerciaux (notamment de Microsoft) sur ce type de produit.</p>
<p>Aucune des deux compagnies ne communique les chiffres des ventes; Bloomberg estime que 8 millions de Kindle auront été vendus en 2010, contre 2,4 millions l&#8217;année précédente, pour l&#8217;iPad, <a href="http://www.businessinsider.com/apple-is-about-to-sell-its-10-millionth-ipad-if-it-hasnt-already-2010-12">les estimations</a> sont autour de 10 millions pour 2010. Apple aurait par ailleurs commandé 60 millions d&#8217;écrans pour 2011, cela donne une idée de leurs espoirs pour le produit.</p>
<p>Les deux objets sont des tablettes d&#8217;un usage mobile et connectées au net. Et pourtant, difficile d&#8217;imaginer plus différents. L&#8217;iPad a un écran LCD, rétro-éclairé, couleur, une autonomie de quelques jours, il est totalement multimédia (musique, jeux, vidéo etc&#8230;). Le Kindle a un écran noir et blanc, non éclairé, une définition élevée et ne fait que de la lecture.</p>
<p>Cette différence s&#8217;explique par les contextes dans lesquels ils ont été pensés, ceux de deux entreprises aux parcours, aux expériences et donc aux objectifs très différents.<br />
C&#8217;est l&#8217;occasion de voir comment le contexte à un impact direct sur la conception produit !</p>
<p>L&#8217;article sera en deux parties, iPad puis Kindle.</p>
<p><span id="more-296"></span></p>
<h2>L&#8217;iPad</h2>
<h3>Le contexte</h3>
<p>Lancée en 1976, l&#8217;entreprise révolutionne rapidement le secteur de l&#8217;informatique, notamment avec les interfaces graphiques. Après un passage à vide d&#8217;une dizaine d&#8217;année et le retour de maître <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Steve_Jobs">Steve Jobs</a> à la tête de la boîte en 1997, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Apple_Inc">Apple</a> revient sur le devant de la scène avec l&#8217;iMac, et révolutionne le monde de la musique avec le trio iPod/iTunes/iTunes Store.</p>
<p>C&#8217;était en 2001, et c&#8217;est toujours bon de revoir un Keynote d&#8217;époque:</p>
<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/IF_c5KSK0-A?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/IF_c5KSK0-A?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Steve a maintenant  20Kg de moins, la typo utilisée pour les présentations est plus classe, à par ça, les choses n&#8217;ont pas vraiment changées. Il porte le même pull noir et étale le même savoir-faire d&#8217;ultra présentateur/vendeur.</p>
<h3>Une approche écosystémique</h3>
<p>Comme pour le Mac en son temps (MacOS + ordinateur), Apple propose pour la musique un ensemble de produits et services. L&#8217;iPod sert à la lecture mobile, iTunes à la lecture fixe et à la gestion des appareils mobiles, le Store à la vente. Le trio simplifie l&#8217;usage de la musique numérique (donc du mp3 et de leur création à partir de CD), la rendant accessible à une toute nouvelle partie de la population.</p>
<p>Ils ne proposent pas un système, mais un écosystème, l&#8217;ensemble marche bien, mais marche ensemble. C&#8217;est un avantage (une vente iPod représente probablement des ventes de l&#8217;iTunes Store, voir des ventes de Mac, et inversement), chaque produit renforçant l&#8217;autre. C&#8217;est aussi une limite, car l&#8217;accès à l&#8217;iTunes Store a peu d&#8217;intérêts si l&#8217;on ne fait pas partie du &#8220;monde&#8221; Mac, l&#8217;iPod s&#8217;utilise forcément avec iTunes etc&#8230;</p>
<p>L&#8217;iPod évolue rapidement, et Apple gagne en compétence sur l&#8217;informatique mobile.</p>
<p>En 2007, l&#8217;iPhone sort, et c&#8217;est un coup double pour Apple. L&#8217;objet leur permet à la fois de ne pas être concurrencé sur le marché du lecteur mobile mp3 par les fabricants de smartphones, et de gagner de nouvelles parts de marché dans un secteur où ils n&#8217;étaient pas présents, faisant usage de leur image de qualité dans la musique mobile et l&#8217;informatique.</p>
<h3>De l&#8217;iPod à l&#8217;iPhone / iPod Touch</h3>
<p>L&#8217;objet semble être le croisement d&#8217;un téléphone et d&#8217;un iPod, il est en réalité une plateforme informatique mobile; Un Mac ultraportable. Les fonctions téléphone et iPod servent de base à la stratégie marketing, mais les enjeux pour Apple sont dans les applications et le web.</p>
<p>L&#8217;iPod était un objet à la puissance limitée, qui était destiné à un usage quasi unique (Il avait bien un carnet d&#8217;adresse et quelques jeux, mais rien de bien sérieux). Le produit était pensé et efficace pour une chose, la musique. La wheel permet de circuler rapidement dans une liste même longue, il y a quatre boutons à usages dédiés, un bouton de validation, le software est verrouillé.</p>
<p>Avec le développement des technologies mobiles, la puissance des processeurs devient suffisante pour imaginer une plateforme plus ouverte, capable de faire tourner différent types d&#8217;applications. Un petit ordinateur donc. C&#8217;est la révolution que propose l&#8217;iPhone. Plus que la fusion entre un téléphone et un iPod, l&#8217;iPhone est pour Apple le début de l&#8217;informatique mobile.</p>
<p>Cela a un impact direct sur la conception de l&#8217;objet. Ils sacrifient la simplicité de la roue de l&#8217;iPod pour une solution d&#8217;interaction permettant des usages très larges. Ils font le choix du tactile avec une nouvelle dalle dite <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cran_tactile">capacitive</a> beaucoup plus agréable à manipuler que les traditionnelles dalles résistives. Elles apportent l&#8217;usage au doigt (sans stilet), le multipoint et une sensibilité largement supérieure.</p>
<p>Ils mettent également en place un système efficace de distribution d&#8217;applications, l&#8217;AppStore, et tous les éléments permettant aux développeurs de créer des applications (SDK, outils de dev).<br />
Ils prévoient dans l&#8217;interface une place centrale pour ces même &#8220;apps&#8221;.</p>
<p>C&#8217;est la même stratégie qui est appliquée lors de la conception du trio musical: offrir un appareil qui remplit au mieux sa fonction, et en parallèle un système de distribution efficace. Apple assure le minimum (téléphone, musique, navigateur web), le reste sera laissé à l&#8217;imagination des développeurs et des utilisateurs (il y en a pas mal sur le sujet dans <a title="l’AppStore et la mutation web" href="http://www.dessein.org/lappstore-et-la-mutation-web/" target="_blank">cet article</a> de dessein.org).</p>
<p>Avec l&#8217;iPhone (et l&#8217;iPod touch) l&#8217;iTunes Store s&#8217;étend; Accessible directement via l&#8217;iPhone, on y vend dorénavant des films, des applications, et depuis la sortie de l&#8217;iPad des livres.</p>
<h3>And here goes the <del>iPhone</del> iPad</h3>
<p>Ça y est, nous voilà en 2010, Apple présente l&#8217;iPad.<br />
Dans les jours qui suivent l&#8217;annonce, les gens (en tout cas moi) rigolent bien. La grande nouveauté de tonton Steve, c&#8217;est l&#8217;iPad. Outre que &#8220;pad&#8221; veut dire tampon hygiénique en anglais, l&#8217;objet ressemble à une caricature, un iPhone mutant qui aurait poussé trop près de Tchernobyl et qui serait affligé d&#8217;une taille démesurée.</p>
<p>Passé la bête rigolade, l&#8217;iPad est bien cela, un gros iPhone.<br />
Apple aborde en effet l&#8217;iPad avec le même point de vue écosystémique.<br />
Ils ont toujours l&#8217;iPod qui occupe la partie musique de leur offre, l&#8217;iPhone le mobile, le Mac l&#8217;informatique fixe.<br />
Mais il y a un trou béants entre l&#8217;iPhone et le Mac.</p>
<p>L&#8217;iPhone est mobile, démarre instantanément (dans la mesure où il est tout le temps allumé, mais en veille), assure une connexion permanente au net, dispose d&#8217;une autonomie de l&#8217;ordre de deux jours. Il s&#8217;utilise n&#8217;importe ou, canapé, lit, en marchant, dans le métro etc&#8230;</p>
<p>Le Mac est fixe, ou transportable, il est puissant, permet de tout faire ou presque.<br />
Il met plus d&#8217;une minute à démarrer, et son autonomie dépasse difficilement les 5 heures.<br />
Il s&#8217;utilise presque exclusivement sur un bureau (table/chaise), les autres positions étant incommodes.</p>
<p>L&#8217;iPhone fait peu à peu sortir certains usages traditionnellement fixes dans la mobilité. Le téléphone est un outil de communication, et naturellement les premières fonctions à être intégrées ont été le mail et une partie de l&#8217;internet, via la navigateur ou des applications dédiées (Facebook, Twitter, etc), suivies des fonctions liées à la géolocalisation (cartographie, itinéraires, horaires de cinéma, restaurant etc&#8230;) et des jeux.<br />
Ce sont les usages qui étaient prévisibles, évidents, liés à l&#8217;aspect &#8220;mobile&#8221; de l&#8217;appareil.</p>
<h3>Attraction terrestre et puissance du canapé</h3>
<p>Mais rapidement, l&#8217;usage de l&#8217;iPhone a dépassé le cadre de l&#8217;usage mobile.<br />
Les gens naviguent avec sur internet même de chez eux, à quelques mètres seulement de leur ordinateur. Certains font même du traitement de texte, ou lisent des livres. Bien que de faible puissance par rapport à un Mac, l&#8217;iPhone est suffisamment véloce pour effectuer un très grand nombre de taches que les gens remplissent habituellement sur leur fixe.</p>
<p>Si la petite taille de l&#8217;appareil le rend incommode, il a l&#8217;avantage d&#8217;être utilisable depuis son canapé, depuis son lit, depuis les toilettes&#8230; Il démarre de plus instantanément et est toujours à porté de main.</p>
<p>En parallèle, une nouvelle catégorie de PC a fait son apparition, les Netbooks, qui adressent précisément ces besoins-là. Ordinateur au coût très faible (autour de 300€), les Netbooks sont précisément taillés pour être plus autonomes (longévité en batterie), plus mobile (petite taille, faible poids), et orientés vers les usages web et informatique simple (traitement de texte, navigateur, Facebook etc&#8230;).</p>
<h3>Les choix et le positionnement</h3>
<p>L&#8217;iPad est donc l&#8217;héritier direct de l&#8217;iPhone, il partage le même OS (iOS), la même base d&#8217;interaction (tactile multipoint), le même hardware (ARM), le même écosystème (AppStrore/Cocoa), il vient en concurrence frontale avec les Netbooks; Mêmes usages (web d&#8217;appoint, lecture, traitement de texte), même contexte (mobilité, appartement), même catégorie (entrée de gamme à 499$).</p>
<p>Le fait de doter un iPhone d&#8217;un écran plus grand suffit à en libérer les potentialités; traitement de texte, tableur, film, montage, lecture, navigation web. L&#8217;iPad est par ailleurs meilleur que les Netbooks sur les points cruciaux de l&#8217;autonomie, du poids et de la taille, sur la vitesse de démarrage, et bénéficie en plus du confort de l&#8217;écosystème Apple.</p>
<p>Sa taille en fait un lecteur idéal pour des livres et magazines électroniques, une bonne occasion d&#8217;ajouter une corde à l&#8217;arc de l&#8217;iTunes Store.</p>
<h2>Bilan</h2>
<p>Le lancement ce mois-ci de l&#8217;iPad 2 (plus fin, plus léger, plus rapide, doté de deux caméras) devrait suffire à conserver l&#8217;avantage de la firme même s&#8217;il ne présente pas d&#8217;évolution majeure.</p>
<p>L&#8217;iPad reste aujourd&#8217;hui sans concurrence réelle (les tablettes Androïde ne sont pas encore à la hauteur, même équipées de honeycomb, la dernière mouture du système; Windows arrive juste sur téléphone, mais pas encore sur tablette, HP et Palm travaillent également sur le sujet, la réponse de Blackberry est dans les starting blocks).</p>
<p>Reste que d&#8217;autres types de tablettes existent qui sont elles bien différentes !</p>
<p>À suivre dans la partie 2 !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>l&#8217;AppStore et la mutation web</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Feb 2011 20:36:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Apple]]></category>
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		<description><![CDATA[Ça y est, depuis quelques jours, le Mac AppStore est disponible ! À priori, rien d&#8217;extraordinaire, juste une déclinaison d&#8217;un concept éprouvé sur l&#8217;iPhone et l&#8217;iPad. Outre que cela a déjà boosté les ventes des logiciels sur Mac (en particulier des &#8220;petits&#8221; soft) en les rendant plus accessibles, l&#8217;AppStore est l&#8217;un des premiers pas vers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-377" title="Mac AppStore Cover" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/macappstore.png" alt="" width="640" height="200" /></p>
<p>Ça y est, depuis quelques jours, le Mac AppStore est disponible !</p>
<p>À priori, rien d&#8217;extraordinaire, juste une déclinaison d&#8217;un concept éprouvé sur l&#8217;iPhone et l&#8217;iPad. Outre que cela a déjà boosté les ventes des logiciels sur Mac (en particulier des &#8220;petits&#8221; soft) en les rendant plus accessibles, l&#8217;AppStore est l&#8217;un des premiers pas vers un rapprochement des deux univers d&#8217;Apple, le mobile (iPhone, iPad, iPod) et le fixe (MacPro, iMac, MacBook), avec l&#8217;iOS et l&#8217;OSX.</p>
<p>En effet, il y a quelques semaines Apple annonçait &#8220;Lion&#8221; (OSX version 10.7); il est attendu en septembre prochain. Apple le présente comme son &#8220;retour au Mac&#8221;, aveu que la firme s&#8217;est beaucoup focalisée sur le mobile ces dernières années. L&#8217;objectif est de faire bénéficier le Mac de toutes les bonnes choses développées et imaginées à cette occasion.</p>
<p>Quelles sont donc ces &#8220;bonnes choses&#8221;, pourquoi ont-elles été imaginées pour l&#8217;iOS, et qu&#8217;augure ce rapprochement entre des plateformes si différentes ?</p>
<p><span id="more-370"></span></p>
<h2>Le meilleur de l&#8217;iPhone (et de l&#8217;iOS)</h2>
<p>L&#8217;iPhone est un petit appareil, doté d&#8217;une puissance limitée. Il a été pensé pour permettre un usage le plus large possible, malgré ces caractéristiques. Son fonctionnement est ainsi très différent de celui d&#8217;un Mac. Pour commencer, pas d&#8217;explorateur de fichiers. Le système repose tout entier sur l&#8217;utilisation d&#8217;applications pour des usages précis. Les éléments transverses (photos, vidéos, navigateur web, GPS) sont réunis dans des composants au fonctionnement bien cadré que les applications peuvent appeler au besoin.</p>
<p>Pour accéder à un document, on ouvre l&#8217;application associée (livres électroniques, traitement de texte, mail, lecteur pdf, lecteur video &#8230;), celle-ci ce lance en plein écran, laissant toute la place disponible aux fonctions spécifiques.</p>
<p>Le système repose sur les applications, il fallait que celles-ci soient très simple d&#8217;accès.</p>
<h3>L&#8217;AppStore</h3>
<p>L&#8217;AppStore est d&#8217;abord une surface de vente. Mise en avant de produits, classement par catégorie, logiciel de recherche, système de paiement, notation et critique des applications. Il résout LE problème majeur des applications mobiles des smartphones de l&#8217;époque; comment trouver une appli,  l&#8217;installer et la télécharger, vérifier sa compatibilité avec son appareil, la mettre à jour, s&#8217;assurer de sa qualité&#8230; Inutilisable et inutilisé, la marché de l&#8217;application mobile était sinistré.</p>
<p>L&#8217;AppStore apporte également des solutions aux développeurs. Ceux-ci disposent d&#8217;une surface de vente et d&#8217;un système de paiement ultra simplifié, et d&#8217;une surface de distribution et de maintenance.</p>
<h3>Les &#8220;apps&#8221;</h3>
<p>Les &#8220;apps&#8221; iPhone ont souvent une fonction unique, un gros effort de hiérarchisation de l&#8217;information est faite pour rendre l&#8217;application utilisable sur un écran petit (une action étant souvent égale à un bouton, le nombre des actions possibles est forcément limitées par la taille de l&#8217;écran).</p>
<p>Les outils de développement permettent de soigner les apps graphiquement. De plus l&#8217;interaction tactile pousse a développer une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Affordance" target="_blank">affordance</a> visuelle; le graphisme aide à la compréhension. En un coup d&#8217;oeil, on doit comprendre comment fonctionne l&#8217;ensemble. Les applications iPhone poussent ainsi la métaphore visuelle très loin, dépassant parfois les limites du kitsch (je vomi le carnet de note de l&#8217;iPad).</p>
<p>Dans un même souci d&#8217;évidence et de confort, elles font la part belle aux transitions et aux mouvements. Les écrans défilent de droite à gauche et inversement, suivant une logique spatiale.</p>
<p>On distingue deux catégories d&#8217;applications:</p>
<p>- Les applications &#8220;<strong>déconnectées</strong>&#8220;: jeux, bureautique, gadget en tout genre. Ce sont toutes les applications qui ne reposent que sur l&#8217;appareil pour fonctionner et ne nécessitent pas de connexion internet. Ce type d&#8217;application est souvent payant et profite directement de l&#8217;AppStore et de son système de distribution.</p>
<p>- Les apps &#8220;<strong>connectées</strong>&#8220;: Facebook, linked in, flickr, Twitter, Spotify, DropBox, iDisk, FlipBoard, Evernote. Ce sont toutes les applications qui exploitent le &#8220;<a title="wikipedia cloud computing" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing" target="_blank">cloud</a>&#8220;, c&#8217;est-à-dire de l&#8217;échange et de la synchronisation de données sur internet, en bref, l&#8217;ubiquité de l&#8217;information. Beaucoup de services web font ainsi le choix de développer une application plutôt qu&#8217;une version web mobile. Ils profitent d&#8217;un temps de chargement rapide, de la réactivité et de la disponibilité offline (via le cache), des accès simplifiés aux composants systèmes (GPS, camera etc&#8230;) et de la notification. Ce type d&#8217;application est souvent gratuit; le business model est au niveau du service qui est payant et généralement disponible sur un grand nombre de plateforme. Pour eux, l&#8217;iPhone est un vecteur de recrutement et une portion d&#8217;offre plus vaste.</p>
<h3>Conclusion: les bienfaits d&#8217;un milieu contraint, et la mutation du web</h3>
<p>Finalement, les caractéristiques de l&#8217;appareil mobile, limité par la taille et la puissance, ont contraint Apple à réinventer l&#8217;expérience informatique en se détachant des paradigmes existants. Le résultat est un OS d&#8217;une grande simplicité d&#8217;usage qui dispose d&#8217;outils de développement de qualité, d&#8217;un service de distribution puissant, d&#8217;un parc très étendu et utilisé d&#8217;applications.</p>
<p>Composant majeur du système, l&#8217;AppStore a totalement re-dynamisé le développement et la vente, tout en permettant une tarification faible (beaucoup de coût de marketing et de distribution disparaissant pour les éditeurs). La concurrence sérieuse qui y règne garantie par ailleurs la qualité des applications par une sélection Darwinienne. Seul les meilleurs survivent !</p>
<p>Enfin, l&#8217;iPhone a ouvert la voie à un nouveau type d&#8217;applications &#8220;<strong>connectées</strong>&#8221; qui étaient traditionnellement présentées sous forme de site web. C&#8217;est une façon de remplacer le navigateur par des applications dédiées qui favorisent une expérience utilisateur de qualité. C&#8217;est une véritable mutation du web, qui le sort de son cadre traditionnel. C&#8217;est également un avantage décisif qu&#8217;Apple a remporté en poussant tout les services au développement d&#8217;applications natives puissantes, faisant de son téléphone l&#8217;appareil le plus complet du marché.</p>
<h2>Back to the Mac</h2>
<p>Apple cherche maintenant à faire bénéficier le Mac de ces innovations. Au programme, mise en place d&#8217;un système de vente efficace, amélioration ergonomique et graphique profitant de l&#8217;expérience acquise sur l&#8217;iOS, mise en place d&#8217;un web sous forme d&#8217;application.</p>
<h3>L&#8217;AppStore et OSX Lion</h3>
<p><a href="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/lion_springboard1_20101020.jpg" rel="lightbox[370]"><img class="size-medium wp-image-375 alignright" title="OSX Lion Screenshot 1" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/lion_springboard1_20101020-300x185.jpg" alt="OSX Lion Screenshot 1" width="300" height="185" /></a><a href="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/lion_springboard2_20101020.jpg" rel="lightbox[370]"><img class="size-medium wp-image-376 alignright" title="OSX Lion Screenshot 2" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/lion_springboard2_20101020-300x185.jpg" alt="OSX Lion Screenshot 2" width="300" height="185" /></a></p>
<p>L&#8217;AppStore est battit sur le même modèle que ses petits frères; Espace de vente efficace, manager d&#8217;applications qui s&#8217;occupe de l&#8217;installation et des mises à jours. On peut s&#8217;attendre à une explosion des ventes d&#8217;applications Mac (déjà 10 milliards de téléchargement à l&#8217;heure actuelle), en particulier les petites applications qui étaient difficiles à vendre sans surface spécifique centralisée.</p>
<p>OSX Lion viendra complèter le dispositif en intégrant les &#8220;apps&#8221; au coeur du système. Il y a une présentation détaillée du futur système sur <a href="http://www.apple.com/macosx/lion/">le site d&#8217;Apple</a>, on aperçoit un agencement semblable à l&#8217;écran d&#8217;accueil de l&#8217;iPhone, le même système de &#8220;dossier&#8221; pour classer les applications.</p>
<h3>Des &#8220;applications&#8221; vers les &#8220;apps&#8221;</h3>
<p>Avec la sortie de iLife 2011 (et du iPhoto qui va avec), Apple propose une évolution du style des applications orienté iOS. Apparition d&#8217;un mode &#8220;plein écran&#8221; (enfin), même type d&#8217;animations, de boutons et de textures. La barre de navigation entre les photos du bas ressemble furieusement à l&#8217;application photo de l&#8217;iPad. L&#8217;écran suivant n&#8217;est pas celui d&#8217;un iPad mais d&#8217;iPhoto sur Mac:</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/Capture-d’écran-2011-01-20-à-17.57.22.png" rel="lightbox[370]"><img class="aligncenter size-medium wp-image-545" title="Screenshot iPhoto " src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/Capture-d’écran-2011-01-20-à-17.57.22-300x240.png" alt="" width="300" height="240" /></a></p>
<p>L&#8217;enjeu n&#8217;est pas seulement sur la cohérence de l&#8217;image de la marque. Apple parie sur la puissance d&#8217;une expérience similaire sur toutes ses plateforme, pour ses applications comme pour celles des autres. Ainsi, parmi les premières applications du nouvel AppStore, il y a une application Twitter qui ressemble comme deux goutes d&#8217;eau à la même application sur iPad. Voilà la version OSX à gauche, iPad à droite:</p>
<p><a href="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/app2.png" rel="lightbox[370]"><img class="alignnone size-full wp-image-486" title="Twitter Screenshots" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/app2.png" alt="Twitter Screenshots" width="883" height="619" /></a></p>
<p>Même layout, ergonomie semblable, graphiquement très proche.</p>
<p>Des applications du même type présentant une interface très proche de l&#8217;iPad pour des applications OSX commencent à apparaître un peu partout sur internet:</p>
<p><a href="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/apps1.png" rel="lightbox[370]"><img class="alignnone size-full wp-image-487" title="Apps Screenshot" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/apps1.png" alt="Apps Screenshot" width="791" height="386" /></a></p>
<p>Par ailleurs, un grand nombre d&#8217;applications iPad/iPhone sont maintenant portées vers le Mac (AngryBirds). Ses applications ne partagent pas seulement les caractéristiques graphiques des application iOS, elles partagent également la simplicité de celles-ci. Elles ont une fonction unique et simple, prise de note, dessin, accès simplifié à de la musique, et enfin l&#8217;aspect &#8220;connecté&#8221;.</p>
<p>Résumons-nous. À la base, on a des applications (ou services) &#8220;web&#8221;. Ils sont accessibles via un navigateur sur des ordinateurs. Ils ont un look limité par les technologies du net. Arrivent les plateformes mobile (iOS, Androïde, Windows Phone, PalmOS, you name it), et afin d&#8217;être accessibles au petit écran, au manque de puissance, au tactile, le web &#8220;mute&#8221; et prend la forme d&#8217;applications au look et à l&#8217;interaction soigné.</p>
<p>Cette évolution est maintenant en train de revenir sur les ordinateurs fixes pour ces avantages en terme d&#8217;expérience utilisateur. Le service &#8220;web&#8221; est limité à la surface du navigateur, engoncé dans un onglet. Il ne dispose que des éléments d&#8217;interaction du navigateur, discute difficilement avec les autres applications de la machine; il reste même compliqué de présenter un aspect similaire d&#8217;un système ou d&#8217;un navigateur à l&#8217;autre, et le tout évolue lentement. Depuis combien de temps attend-on le HTML5, le CSS3, l&#8217;utilisation de typo non système ?</p>
<p>Le web est en retard, et n&#8217;assure pas une expérience aussi qualitative qu&#8217;une application &#8220;lourde&#8221;. De plus le web a toujours été difficile a monétiser, là où les applications de l&#8217;AppStore disposent d&#8217;un business model éprouvé, la vente.</p>
<p>Spotify, DropBox et Evernote ont été les premiers à lancer le mouvement. Leur services disposent tous d&#8217;une application native. Spotify ne s&#8217;encombre même pas d&#8217;une d&#8217;interface &#8220;web&#8221;. Twitter a maintenant son application desktop &#8220;officielle&#8221;. Flickr a annoncé son application Windows. À quand l&#8217;application Facebook ?</p>
<p>Le navigateur va à l&#8217;avenir certainement perdre une partie de ses prérogatives au profit de micro-navigateurs (webviews) intégrés directement dans les applications comme c&#8217;est le cas aujourd&#8217;hui dans beaucoup d&#8217;applications iOS.</p>
<p><strong>Une expérience cross plateforme dans l&#8217;écosystème Apple</strong></p>
<p>Les services web et les applications sont déjà pensés suivant une logique de plateforme multiple, mobile/fixe/web.</p>
<p>Dans l&#8217;écosystème Apple, ils seront pensés avec une interaction et un aspect similaire sur les plateformes. Apple prospose déjà des outils de développement identiques pour OSX et iOS (XCode et <a href="http://developer.apple.com/technologies/mac/cocoa.html" target="_blank">Cocoa</a>). Ils portent maintenant leurs efforts sur la fusion des expériences utilisateurs. La différence la plus visible est le tactile !</p>
<p>Cela fait déjà longtemps que les MacBook (portable)  sont tactiles et multi-touch grâce à leurs trackpad. Depuis peu l&#8217;apparition d&#8217;une souris tactile et d&#8217;un controleur type trackpad  destinés aux fixes montre le désire d&#8217;Apple de généraliser le &#8220;touch&#8221; à toute sa gamme, mobile, portable et fixe:</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/magic1.jpg" rel="lightbox[370]"><img class="aligncenter size-medium wp-image-503" title="Magic Mouse et Trackpad" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2011/01/magic1-300x161.jpg" alt="Magic Mouse et Trackpad" width="300" height="161" /></a></p>
<p>Les derniers &#8220;gestes&#8221; ajoutés dans la version 4.3 de l&#8217;iOS vont dans la même direction, ils ont en effet des fonctions très similaires à celles associées aux trackpads sur OSX (slide quatre doigts en avant, en arrière et sur les cotés).</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Apple avait déjà une belle cohérence formelle dans leur design de produits, et travaille à créer une expérience cohérente et unifiée au sein de tout son écosystème, à la foi dans le développement, la distribution et l&#8217;interface utilisateur. Ces évolutions ont plusieurs impacts directs:</p>
<ul>
<li>Un système plus centré sur les applications et moins sur les fichiers</li>
<li>Des applications plus petites, destinées à des usages précis</li>
<li>Des applications connectées au &#8220;cloud&#8221;, présentant l&#8217;internet hors du navigateur pour garantir une meilleur expérience utilisateur</li>
</ul>
<p>Apple touche également du doigt l&#8217;un des graal de l&#8217;histoire de l&#8217;informatique, celle d&#8217;une plateforme de développement unique et unifiée permettant de créer des expériences multi-devices avec réutilisation de code.</p>
<p>Qu&#8217;en est-il de Windows ? Traditionnellement en retard de quelques wagon sur la pomme, Microsoft dispose d&#8217;un Windows Seven déjà mature et d&#8217;un Windows Phone 7 qui prend des options de conception courageuses. Ils disposent par ailleurs d&#8217;un environnement de développement encore plus complet qu&#8217;Apple avec Silverlight en couche graphique. Certaines applications commencent à poindre, développées autour du binôme mobile/fixe de Windows, comme les prometteuses applications de Flickr:</p>
<p><object type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="281" data="http://www.flickr.com/apps/video/stewart.swf?v=71377" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000"><param name="flashvars" value="intl_lang=fr-fr&#038;photo_secret=fef37ce5af&#038;photo_id=5328352185&#038;flickr_show_info_box=true"></param><param name="movie" value="http://www.flickr.com/apps/video/stewart.swf?v=71377"></param><param name="bgcolor" value="#000000"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.flickr.com/apps/video/stewart.swf?v=71377" bgcolor="#000000" allowfullscreen="true" flashvars="intl_lang=fr-fr&#038;photo_secret=fef37ce5af&#038;photo_id=5328352185&#038;flickr_show_info_box=true" height="281" width="500"></embed></object></p>
<p>Windows Phone 7 dispose de tout l&#8217;arsenal du smartphone dans le vent, un AppStore maison, des mises à jours simples du système et des applications. Par ailleurs ils prévoient l&#8217;ouverture d&#8217;un <a href="http://www.01net.com/editorial/504718/microsoft-ouvre-son-appstore-aux-developpeurs/" target="_blank">Windows Marketplace</a> pour Windows Seven un de ces jours.</p>
<p>L&#8217;exercice est néanmoins beaucoup plus périlleux pour Microsoft, ceux-ci ne disposant pas d&#8217;un écosystème contrôlé comme celui d&#8217;Apple,. Microsoft vend des logiciels qui équipent les produits des autres, il ne peut pas imposer sa vision et sa volonté à ces clients, en particulier dans le mobile où la concurrence est rude.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Gunpei Yokoï et la pensée latérale des technologies désuètes</title>
		<link>http://www.dessein.org/gunpei-yokoi-et-la-pensee-laterale-des-technologies-desuetes/</link>
		<comments>http://www.dessein.org/gunpei-yokoi-et-la-pensee-laterale-des-technologies-desuetes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Dec 2010 14:59:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Gameboy]]></category>
		<category><![CDATA[jeux]]></category>
		<category><![CDATA[Nintendo]]></category>
		<category><![CDATA[yokoi]]></category>

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		<description><![CDATA[Gunpei Yokoi était une véritable légende dans son pays avant sa mort en 1997, mais n&#8217;est pas très connu chez nous. On lui préfère Shigeru Miyamoto, le créateur de Mario, personnage star de Nintendo. Pourtant, la personne qui incarne le mieux la firme kyotoïte est à n&#8217;en pas douter Yokoi senseï. L&#8217;homme est derrière toutes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-196" title="donkey" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/donkey.jpg" alt="" width="640" height="400" /></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gunpei_Yokoi">Gunpei Yokoi</a> était une véritable légende dans son pays avant sa mort en 1997, mais n&#8217;est pas très connu chez nous.<br />
On lui préfère <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shigeru_Miyamoto">Shigeru Miyamoto</a>, le créateur de Mario, personnage star de Nintendo.</p>
<p>Pourtant, la personne qui incarne le mieux la firme kyotoïte est à n&#8217;en pas douter Yokoi senseï. L&#8217;homme est derrière toutes les grandes inventions de la firme (de l&#8217;Ultra Hand au Game Boy et à la NES en passant par les Game &amp; Watch), et ceci depuis les modestes débuts du fabricant.</p>
<p>Au travers d&#8217;anecdotes, <a href="http://www.amazon.ca/GUNPEI-YOKOI-PHILOSOPHIE-JOUETS-NINTENDO/dp/2918272183">le livre</a> (édition <a href="http://pixnlovepublishing.com">Pix&#8217;n love</a>)  raconte l&#8217;expérience d&#8217;un homme humble, attachant, drôle et passionné, et présente 30 années de création échevelées dans un domaine qu&#8217;il a grandement participé à forger, de ses débuts de bricoleur (tinkerer avant l&#8217;heure), à son évolution vers le rôle de &#8220;producer&#8221;.</p>
<p><span id="more-188"></span></p>
<h3>Le Japon des 60&#8242;s et les débuts de Nintendo</h3>
<p>Les années soixante marque pour le Japon les débuts d&#8217;une période faste après les années difficiles de l&#8217;après guerre. La nouvelle constitution est en place, le pays est membre des Nations Unies depuis 4 ans, l&#8217;économie se développe lentement autour de l&#8217;électronique et des nouvelles technologies.<br />
Nintendo est à l&#8217;époque une petite entreprise située du coté de Kyoto. Leur activité principale: la carte à jouer. Mais l&#8217;entreprise cherche par tout les moyens à se diversifier, et toutes les directions sont bonnes.</p>
<p>C&#8217;est dans ce cadre que Gunpei Yokoi, jeune diplômé se décrivant lui même comme bon à rien sans ambition, est embauché pour l&#8217;entretien des machines. Il ne tarde pas à s&#8217;ennuyer ferme, et commence à bricoler dans son coin de petits objets qui l&#8217;amuse.<br />
Il est finalement repéré et s&#8217;en suivent 30 ans de projets innovants, de succès et d&#8217;échecs commerciaux qui amèneront l&#8217;entreprise à la place qui est la sienne aujourd&#8217;hui. Yokoi joue un rôle central dans cette mutation.</p>
<p>Bricoleur inventeur au départ, il devient rapidement le directeur (et créateur) de la section Recherche &amp; Développement du fabricant. C&#8217;est a cette place qu&#8217;il a imaginé et conçu la plupart des produits que nous connaissons tous, les Game &amp; Watch, le GameBoy, et bien d&#8217;autres encore.</p>
<p>Mais l&#8217;intérêt dépasse de loin le simple documentalisme vidéoludique.<br />
Yokoi a une imagination débordante, mais aussi une vision très pragmatique des choses.<br />
Au travers des anecdotes, il exprime avec des mots simple les leçons qu&#8217;il a retenu de son expérience. Véritable &#8220;livre de recette&#8221; de l&#8217;innovation et de la direction de projets, le livre présente une théorie qui constitue encore aujourd&#8217;hui la devise tacite de Nintendo.</p>
<h3>&#8220;la pensée latérale des technologies désuètes&#8221;</h3>
<p>Derrière cette courte phrase (qui sonne moyennement bien en français) se cache la méthode Yokoi: Ne pas se laisser emporter par une course technologique, garder l&#8217;œil sur ce qui est important pour l&#8217;utilisateur, et profiter de manière originale des technologies éprouvées.</p>
<p>Le constat est simple: une technologie nouvelle est difficile à maîtriser et coûteuse, là où une technologie déjà très utilisée baisse rapidement en coût et est bien documentée. Si l&#8217;on arrive à faire un usage novateur et inattendu d&#8217;une de ces vieilles technologies, on obtient un objet très bon marché.</p>
<p>Évidemment, tout le talent est d&#8217;avoir l&#8217;idée ! C&#8217;est là, qu&#8217;intervient l&#8217;aspect &#8220;latéral&#8221;. La pensée latérale consiste à mettre en relation des domaines n&#8217;ayant à priori rien en commun afin de générer des idées nouvelles. La recette est donc la suivante: Prendre des technologies éprouvées de domaines différents et les lier dans un produit a l&#8217;usage novateur.</p>
<p>Les exemples ne manquent pas; Ainsi les &#8220;Game &amp; Watch&#8221;, premiers jeux électronique portables, sont le fruit de l&#8217;usage d&#8217;une technologie déjà couramment utilisée depuis 10 ans (les écrans LCD des montres digitales et des calculettes), associée à un univers différent (le jeux). L&#8217;association des deux donne un objet bon marché, peu consommateur d&#8217;énergie, n&#8217;ayant pas demandé de recherches ni de développement poussé, et un hit dès sa sortie.</p>
<p><a href="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/201002191021-gameboy_original.jpeg" rel="lightbox[188]"><img class="alignleft size-medium wp-image-180" title="GameBoy Originale" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/201002191021-gameboy_original-265x300.jpg" alt="GameBoy Originale" width="265" height="300" /></a>Sur le GameBoy, le choix délibéré d&#8217;un écran monochrome a permis d&#8217;obtenir une longévité de 10 à 20 heures en batterie et de baisser sensiblement les coûts. L&#8217;objet était ainsi vendu à un prix très bas, et donnait au joueur une autonomie 10 fois supérieur. Le GameBoy a littéralement écrasé la concurrence (GameGear, NéoGéo Pocket, Lynx&#8230;), pourtant colorisée mais limitée à 2 heures de vie et à un coût prohibitif.<br />
Yokoi note à l&#8217;occasion, qu&#8217;il ne faut pas toujours écouter les demandes des utilisateurs. Le client dira toujours qu&#8217;il préfère un écran couleur, mais achètera finalement l&#8217;objet dont le rapport qualité/prix est le plus avantageux.</p>
<p>Nintendo continue d&#8217;appliquer avec succès ces principes aujourd&#8217;hui: avec la Wii, sa Wiimote et la Nintendo DS.</p>
<p>La Wii est en effet très en retard technologiquement, elle reste moins chère que la concurrence, consomme peu d&#8217;énergie, et met en avant les capacités d&#8217;interaction de sa Wiimote. Celle-ci n&#8217;est qu&#8217;un assemblage de technologies assez âgées (les LEDs infrarouges, les capteurs infrarouges et les accéléromètres), utilisées d&#8217;une nouvelle façon.</p>
<p>C&#8217;est également la seule console du marché qui n&#8217;était pas vendue à perte à son lancement. Une stratégie très commune dans le monde du jeu est en effet de baisser artificiellement le prix de la console afin d&#8217;avoir rapidement un nombre important de machine sur le marché et de convaincre les éditeurs de sortir des jeux sur la plateforme. La rentabilité se fait plus tard sur les ventes de jeux et sur la baisse du prix des composants (rendant la console rentable). Sony et Microsoft ont ainsi investi d&#8217;énormes sommes d&#8217;argent là ou Nintendo faisait directement des bénéfices.</p>
<h3>Alors ?</h3>
<p>Bref, le contenu de ce bouquin graphiquement pas terrible vaut de l&#8217;or, et pas seulement pour les amateurs de jeux vidéo ! Il présente un condensé de l&#8217;expérience et de la philosophie d&#8217;un des inventeurs les plus reconnu du monde, avec humour et bonne humeur.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.amazon.ca/GUNPEI-YOKOI-PHILOSOPHIE-JOUETS-NINTENDO/dp/2918272183"><img class="aligncenter" title="Gunpei Yokoi chez Pix'n Love" src="http://img.amazon.ca/images/I/511zJiVjbUL._SL500_AA300_.jpg" alt="Gunpei Yokoi chez Pix'n Love" width="300" height="300" /></a></p>
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		<title>Free, Starck, et la démocratie Einsteinienne</title>
		<link>http://www.dessein.org/free_starck_et_la_democratie/</link>
		<comments>http://www.dessein.org/free_starck_et_la_democratie/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Dec 2010 16:50:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[design]]></category>
		<category><![CDATA[Free]]></category>
		<category><![CDATA[Freebox]]></category>
		<category><![CDATA[produit]]></category>
		<category><![CDATA[Starck]]></category>

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		<description><![CDATA[Grosse news mardi dernier, Free, le trublion des F.A.I présente sa révolution, la freebox version 6. Et Philippe Starck, le monstre sacré du design français (et trublion lui aussi à ses heures) en signe le produit. La rumeur circulait depuis quelques mois, et en tant que client Free, j&#8217;attendais la nouvelle avec impatience. Alors, comment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-455" title="freecover" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/freecover.png" alt="" width="640" height="335" /></p>
<p>Grosse news mardi dernier, Free, le trublion des F.A.I présente sa révolution, la freebox version 6.<br />
Et Philippe Starck, le monstre sacré du design français (et trublion lui aussi à ses heures) en signe le produit.</p>
<p>La rumeur circulait depuis quelques mois, et en tant que client Free, j&#8217;attendais la nouvelle avec impatience.<br />
Alors, comment et pourquoi le plus geek des F.A.I s&#8217;est-il retrouvé avec Starck, designer luxe, people et fashion dans son équipe, entonnant fièrement l&#8217;hymne démocratique ?</p>
<p><span id="more-7"></span></p>
<p>Donc voila la boîte:</p>
<p><object width="500" height="306"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/BzWkNNOa5rc?fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/BzWkNNOa5rc?fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="306" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Et voila Starck qui en parle:</p>
<p><object width="500" height="306"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/JGDur8sV5S4?fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/JGDur8sV5S4?fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="306" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Ah sacré Philippe&#8230;</p>
<h2>La rencontre de nos deux protagonistes</h2>
<p>Pourquoi Free, pourquoi Starck ?<br />
Avant de parler de la &#8220;démocratie&#8221;, faisons un rappel rapide de Free et ses origines.</p>
<h3>Le vieux free</h3>
<p>Free est un pionnier des FAI, un des premiers à proposer un accès RTC sans abonnement ni numéro surtaxé dès avril 1999.</p>
<p>En 2002, ils se lancent dans l&#8217;ADSL avec la première &#8220;Freebox&#8221;. Ils contribuent à apporter la téléphonie VOIP gratuite et la TV via l&#8217;ADSL, à un tarif bas. Souvent premier sur les technos (courant porteur, wifi, timeshifting etc&#8230;), Free a la réputation de fournir un bon service, mais orienté &#8220;geek&#8221;, ou &#8220;bidouilleur&#8221;. Certaines options de la freebox sont très avancées, et ne parlent qu&#8217;aux amateurs d&#8217;informatique, le SAV a une réputation médiocre.</p>
<p>Bref, Free c&#8217;est innovant, pas cher, pléthorique en terme de fonctions, mais compliqué.</p>
<p>Le design global reflétait totalement cet état; ergonomiquement parfois surprenant (il faut encore aujourd&#8217;hui débrancher et rebrancher cinq fois la Freebox pour provoquer un &#8220;hard reboot&#8221; qui forcera la mise à jour de l&#8217;objet&#8230;), l&#8217;ensemble arbore un style très &#8220;cheap&#8221; (plastique et traitement de surface bas de gamme, jointure au milieu de l&#8217;appareil&#8230;).<br />
Aucune cohérence entre les différents objets du set (box internet, box tv, télécommande), réflexion basique sur le contexte d&#8217;usage. Idéale pour une chambre d&#8217;étudiant gamer.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.cnetfrance.fr/cnet/i/edit/2008/pr/05/free-freebox-hd-2-cote.jpg" rel="lightbox[7]"><img class="aligncenter" title="Freebox v5" src="http://www.cnetfrance.fr/cnet/i/edit/2008/pr/05/free-freebox-hd-2-cote.jpg" alt="Freebox v5" width="450" height="338" /></a><br />
(et encore la photo est flatteuse)</p>
<h3>Le nouveau Free</h3>
<p>Dans la forme, le nouveau Free ressemble à Apple. Convocation de la presse, buzz sur l&#8217;évènement à venir, le leader charismatique fait son entrée en scène (Xavier Niel dans le rôle), la tension est à son comble, ça y est, il lâche le morceau, il y a une Freebox v6. Puis mise en avant du produit au travers de vidéos sexy (prétentieuses ?) du produit et interview du designer.</p>
<p>Niveau technique, Free reste fidèle à ses habitudes avec pleins de nouveautés à la pointe, du BlueRay au NAS.</p>
<p>Là où free change vraiment, c&#8217;est sur la réflexion autour de la cohérence de l&#8217;ensemble.<br />
Les objets fonctionnent par paire, ils sont empilables, dessinés par rapport à leur environnement (salon, tv, chaine HiFi&#8230;).</p>
<h2>Et Starck la dedans ?</h2>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Starck">Starck</a>, il est connu.<br />
Mondialement.<br />
Il a tout designer ou presque (même son nom et une navette spatiale ! cf <a href="http://www.virgingalactic.com/">Virgin Galactic</a>).<br />
Il a fait l&#8217;école Camondo, depuis il travaille principalement dans le design produit et l&#8217;architecture d&#8217;intérieur.</p>
<p>Personnalité ambigüe, trésor national, objet de la haine et de l&#8217;admiration des autres designers, Starck fait parfois plus figure de styliste que de designer, et il laisse souvent l&#8217;idée visuelle passer devant le confort d&#8217;usage (voir le fameux presse citron, le mur de marbre de l&#8217;école des arts décoratifs&#8230;).<br />
Hyperactif, c&#8217;est un communicant de génie, un entrepreneur à succès.</p>
<p>De toute façon, Starck,<br />
<script type='text/javascript'>_wpaudio.enc['wpaudio-4fc831a6e845a'] = '\u0068\u0074\u0074\u0070\u003a\u002f\u002f\u0077\u0077\u0077\u002e\u0064\u0065\u0073\u0073\u0065\u0069\u006e\u002e\u006f\u0072\u0067\u002f\u0077\u0070\u002d\u0063\u006f\u006e\u0074\u0065\u006e\u0074\u002f\u0075\u0070\u006c\u006f\u0061\u0064\u0073\u002f\u0032\u0030\u0031\u0030\u002f\u0031\u0032\u002f\u0067\u0072\u0061\u006e\u006e\u0079\u0073\u0074\u0061\u0072\u006b\u002e\u006d\u0070\u0033';</script><a id='wpaudio-4fc831a6e845a' class='wpaudio wpaudio-nodl wpaudio-enc' href='#'>c'est ma grand-mère qui en parle le mieux</a>.</p>
<p>Dans la vidéo de présentation de Free, Starck nous sert sa &#8220;bataille&#8221; pour le &#8220;design démocratique, l&#8217;écologie démocratique, l&#8217;architecture démocratique&#8221;, &#8220;monter la qualité, descendre le prix, l&#8217;accès&#8221;.<br />
Bien évidemment &#8220;démocratique&#8221; ne fait pas référence au système politique ni à une quelconque forme de design participatif. Dans la bouche de Starck, cela signifie plutôt &#8220;populaire&#8221; ou &#8220;accessible&#8221;, donc produit à grande échelle, pour un coût assez faible, et utilisé par une quantité de personnes très large.</p>
<p>On attendait pas Starck sur ce terrain là, lui qui signe des lieux d&#8217;exception, des restaurants chers, des magasins élitistes, des chaises pour de grands éditeurs, loin du &#8220;populaire&#8221; type ikea et du &#8220;design démocratique&#8221; qu&#8217;il présente comme sa quête de toujours.</p>
<p><a href="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/starck1.png" rel="lightbox[7]"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-48" title="Starck pour Philips" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/starck1-290x250.png" alt="Starck pour Philips" width="290" height="250" /></a></p>
<p><a href="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/starck4.png" rel="lightbox[7]"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-51" title="Starck pour LaCie" src="http://www.dessein.org/wp-content/uploads/2010/12/starck4-290x250.png" alt="Starck pour LaCie" width="290" height="250" /></a></p>
<p>On ne peut néanmoins pas conclure qu&#8217;il nous sert un blabla commercial et enterrer son ambition &#8220;démocratique&#8221;.</p>
<p>C&#8217;est en effet un rêve que Starck (comme beaucoup d&#8217;autres designers) caresse depuis longtemps.</p>
<p>En témoigne sa gamme de brosses à dent, son travail remarqué chez Thomson, au sein du Tim Thom, et plus récemment avec des disques durs externe chez LaCie et des enceintes Zikmu chez Parrot (1600 € tout de même).</p>
<p>En témoigne également son passage <a href="http://www.ted.com/talks/philippe_starck_thinks_deep_on_design.html">au prestigieux TED en 2007</a>, où il présentait un discours semblable.<br />
Même si la majeure partie de ses activités reste peu accessible ou populaire, il a toujours fait un effort pour produire des objets à prix plus bas (on trouve des chaises Starck entre 140 et 400€).</p>
<h2>Une fusion réussie ?</h2>
<h3>Pour Starck</h3>
<p>Avec la freebox, Starck nous propose un objet vraiment populaire, d&#8217;une qualité incomparablement meilleur que la version précédente. On reconnait la surface noire brillante chère à Kubrick, les infos en transparence lumineuse, des surfaces tactiles bien intégrées. La forme permet de détacher un élément par rapport à l&#8217;autre, facilitant probablement la circulation d&#8217;air.</p>
<p>Seul élément perturbateur, les phrases en volume sur le dessus.<br />
Si elles servent à maquiller une grille d&#8217;aération, c&#8217;est une solution élégante.<br />
Si elles ne sont là que pour le style, c&#8217;est dommage, elles ne manqueront pas de prendre la poussière et de rendre le nettoyage difficile (et que vient faire Einstein la dedans ??).</p>
<p>Pas d&#8217;effort par contre par rapport à l&#8217;encombrement; devant une Apple TV taille paquet de cigarette, la Freebox semble énorme, dans la lignée des box traditionnels. Celles-ci sont pourtant remplies le plus souvent de vide.<br />
Les nouveaux &#8220;Google TV&#8221; pourtant sur une base technique sensiblement équivalente semblent faire beaucoup mieux niveau encombrement (voir la box <a href="http://www.logitech.com/en-us/smartTV/revue">logitech</a>).</p>
<p>C&#8217;est la limite de l&#8217;action que peut mener un designer externe par rapport à un produit. De par sa position il arrive souvent trop tard pour discuter les choix techniques qui ont un impact sur la forme, la consommation ou le bruit d&#8217;un objet. Il reste limité à un travail sur la carrosserie.</p>
<p>Niveau design produit, le contrat semble rempli, et en associant son nom à une marque à l&#8217;image populaire il étend son aura chez un public qu&#8217;il avait longtemps désiré.</p>
<h3>Pour Free</h3>
<p>L&#8217;objectif de Free est probablement d&#8217;attaquer une catégorie plus vaste de la population, sortir du monde &#8220;geek&#8221;.<br />
Dans ce sens, ils mettent en placent une stratégie visant à rendre leurs produits plus accessible, notamment via une amélioration de leur SAV (un technicien viendra vous dépanner chez vous !) et sur la qualité globale de leurs produits.</p>
<p>Pour le design produit, l&#8217;association avec Starck garantit une diffusion médiatique qu&#8217;aucun autre grand nom du design français ne pouvait assurer, de quoi marquer les esprits et installer le &#8220;nouveau Free&#8221; dans la tête des gens.<br />
N&#8217;ayant pu tester la partie &#8220;software&#8221;, je ne sais pas si le même effort de conception a été fait dans le design de l&#8217;interface et de l&#8217;interaction.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>L&#8217;avenir nous dira si leur stratégie dépasse le simple design produit pour aller vers une culture d&#8217;entreprise de design global, comme c&#8217;est le cas chez Apple. Il serait intéressant de mettre la main sur un organigramme de Free et voir si le design dispose d&#8217;une place importante lui permettant de peser dans les décisions de l&#8217;entreprise et dans le développement de projet.</p>
<p>Seul une stratégie de ce type serait à même d&#8217;assurer une qualité à tous les niveaux (software, hardware, service web etc&#8230;). C&#8217;est la limite de Starck, qui, en tant que designer indépendant, ne peut avoir qu&#8217;un impact limité sur son client.</p>
<h2>Update</h2>
<p>Il y a un débat sur l&#8217;augmentation des tarifs que Free a réussi a faire passer grâce a son effet d&#8217;annonce sur la freebox 6; une augmentation de 6€ de son abonnement mensuel sur tout ces abonnés dégroupés.<br />
Pour ceux que ça intéresse, c&#8217;est sur le site d&#8217;<a href="http://ecrans.fr/La-Freebox-Revolution-epinglee-par,11606.html">Écran</a>.</p>
<h2>Update 2: l&#8217;interface LCD</h2>
<p>Une vidéo postée par FreenewsTV nous en montre un peu plus. L&#8217;interface de la Freebox Server a l&#8217;air simple et clean sur son écran LCD.<br />
Par contre les lettres sur le dessus semblent bien n&#8217;être la que pour prendre la poussière !</p>
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		<pubDate>Thu, 16 Dec 2010 15:53:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
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